LA METHODE

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Nessengy vous apporte une nouvelle anthropologie facilement accessible, rapidement assimilable, immédiatement utilisable, en toute autonomie.

Les programmes vous permettent de vous former, d’en faire l’expérience, puis l’utilisation courante jusqu’à ce que cela devienne un nouvel automatisme, plus performant.

Les points de départ très simple du modèle sont 4  phénomènes observables : le danger, l’obstacle, la perfection et le don.

A chaque phénomène, est associé une émotion première.
            La peur pour le danger ;
            L’envie pour l’obstacle ;
            L’admiration pour la perfection (beauté) ;
            La gratitude pour le don.

Aux couples phénomène/émotion est attaché un souci de soi.

            Le souci de la conservation de soi face au danger et à la peur.
            Le souci de l’estime de soi face à l’obstacle et à l’envie.
            Le souci de la perfection de soi face à la perfection et à l’admiration (de l’autre).
            Le souci du don de soi face au don (de l’autre) et à la gratitude (envers lui).

La méthode décrit, de façon exhaustive, toutes les stratégies comportementales qui découlent d’un phénomène, de l’émotion associée et du souci de soi correspondant dans les relations avec soi-même et avec le ou les autre(s) ou la ou les chose(s) objet de la relation (par exemple la relation à l’argent).

La connaissance des stratégies comportementales permet d’analyser les situations relationnelles, de prévoir les comportements pour soi et pour les autres, de décider en pleine conscience des stratégies et comportements pour optimiser les résultats.

Prenons un exemple.

Cette exemple, est une situation professionnelle courante. A la gestion rationnelle et mentale est préféré une gestion émotionnelle de la situation. Au côté de la description chronologique est présenté, en italique, les liens logiques de la gestion émotionnelle avec les outils du modèle présenté ci-dessus..

La situation : Franck, chef de projet, provoque une réunion d’une matinée à laquelle participe 5 personnes.

L’enjeux : Franck arrive avec une liste de plusieurs pages récapitulant toutes les demandes en souffrance pour lesquelles il attend des réponses. Cela ressemble à une longue liste d’obstacles. Nous sommes en présence du couple obstacle/envie.

Il apparaît que les deux premières demandes ont reçu une réponse, il y a plusieurs jours et la troisième la veille. Franck n’a plus souvenir de ces réponses mais conteste leur qualité. Nouveaux obstacles. Le ton de Franck, son comportement révèle sa tension. Le couple obstacle/envie se confirme et le souci de Franck est son estime de lui-même dans cette situation. Dit plus simplement, il se pose la question inconscient ou non : “qu’elle est ma valeur si je n’ai pas des réponses satisfaisantes à ces questions ? Il va jusqu’à un comportement non logique (stratégies comportementales de l’écran de fumé, voir de mauvaise fois, appartenant au couple envie/obstacle) : contester la qualité de quelque chose dont on ne se souvenait pas.

La situation est émotionnelle.

Jacques valorise le travail fait par Franck pour constituer cette liste ainsi que le but poursuivi qui est de protéger le projet et l’entreprise et l’en remercie. Jacques a recours aux couples  perfections/admiration et don/gratitude. Ceux-ci s’oppose au couple obstacle/envie. Ils nourrissent émotionnellement chez Franck les soucis positifs de sa perfection et de sa capacité de don et compensent son manque d’estime.

Il propose à Franck de mettre fin à la réunion.  Il examinera avec lui la liste des demandes.

L’objectif immédiat est de libérer les 3 autres participants d’une réunion qui sera improductive. Et de mettre un terme à la transmission des émotions négatives de Franck chez eux.

Franck accepte à la condition de pouvoir traiter chaque point de la liste. Jacques accepte à condition de pouvoir examiner préalablement avec Franck ce qui s’est passé durant le début de la réunion. Sur le plan émotionnel, l’échange se fait sur le même niveau d’admiration réciproque, ce sont 2 perfections qui se rencontrent et s’accordent.

Franck rappelle l’importance de la liste et des points en souffrance. A nouveau, apparition du couple obstacle/envie qui signifie le maintien chez Franck du souci de son estime dans cette situation. Jacques remercie à nouveau Franck pour son souci de protéger le projet et l’entreprise. Jacques utilise à nouveau le couple perfection/admiration pour compenser l’interrogation qui persiste chez Franck sur son estime.

Jacques lui demande ce qu’il ressent ? L’objectif est de guider Franck vers la prise de conscience de ses émotions.

Franck répond qu’il ne ressent rien. Cette réponse est fréquente et aussi surprenant que cela puisse l’être, la personne est sincère car elle n’a pas encore conscience des émotions que les autres peuvent voir et ressentir.

Pourquoi ? Car Franck, tant qu’il n’a pas conscience de son émotion, n’a pas de sentiment ou de ressenti. Un ressenti est une émotion dont on a pleinement conscience. Un sentiment est une émotion dont-on a qu’une conscience partielle.

A ce stade, Franck n’a pas encore conscience de ses émotions. Donc il n’a pas de ressenti ou de sentiment alors qu’il a des émotions soit refoulées et il y a une absence totale de conscience ; soit niées et il y a une volonté inconsciente de les cacher.

Jacques insiste en lui faisant remarquer l’importance qu’il accorde à cette liste et aux réponses qu’il attend et lui demande à nouveau ce qu’il ressent.

Franck reconnaît qu’il ressent de l’inquiétude et que cette inquiétude disparaîtrait s’il avait des réponses sur chaque point. Franck a maintenant pris conscience de son émotion refoulée ou accepte de dire l’émotion cachée et exprime son ressenti. Le travail de développement de sa pleine conscience est en passe de réussir.

Jacques valide ce raisonnement qu’il trouve comme Franck très logique. Il est trop tôt pour travailler avec Franck que sur ses émotions. Franck est principalement dans le rationnel et Jacques s’accorde à cette position pour introduire doucement le travail émotionnel.

Cependant, il demande à Franck s’il accepterait une autre manière de faire.

Franck montre son incompréhension et doute de la validité d’une autre méthode,(obstacles) mais accepte (stade qui précède le couple perfection/admiration). L’acceptation est la seul étape incontournable qui permette de passer de l’état de mal être (peur, envie) à l’état de bien être (perfection, don). C’est une phase de transition douce. Sont présents à la fois chez Franck le souci de l’estime de soi et le souci de sa perfection.

Jacques lui demande si ce qu’il qualifie d’inquiétude est bien une émotion et si elle lui est plutôt agréable ou désagréable. Jacques accompagne Franck progressivement vers la dimension émotionnelle.

Franck reconnaît que c’est une émotion, plutôt désagréable, sans comprendre où Jacques veut en venir. Franck entre dans la dimension émotionnelle, il accepte celle-ci, s’interroge, sans mettre d’obstacle et c’est sain. Il demeure chez lui une attention à la dimension rationnelle.

Jacques explique que ce qu’il nomme de l’inquiétude est l’antichambre de la peur et que cette peur pourrait bien apparaître si les réponses qui pourraient lui être données étaient insatisfaisantes à ses yeux. Franck reconnaît qu’il a aussi cette crainte. Ce second pas dans la dimension émotionnelle est plus important, le couple danger/peur est évoqué. Franck remplace le mot peur par crainte. L’hypothèse que Franck puisse avoir le souci de sa conservation peut-être minorée, voir écartée.

Jacques propose de travailler sur les émotions négatives ressenties par Franck pour passer d’un mal être à un bien être et de traiter la liste quand Franck éprouvera du bien être. Il y a là un contrat verbal proposé à Franck. Déontologiquement celui-ci est indispensable pour que le travail se fasse de façon saine. La présence d’un contrat accepté distingue l’intervention de la manipulation et protège les 2 parties. La dimension émotionnelle domine, mais il y a encore un rappel de la dimension rationnelle.

Franck est dérouté, dubitatif et a envie de résister en rappelant la longueur de la liste et l’écoulement du temps. Retour du couple obstacle/envie qui accompagne le souci de l’estime de soi. C’est normal car Jacques a proposé un contrat, donc un engagement fort à Franck.

Jacques lui demande de faire l’expérience de ce travail émotionnel. Il lui assure que sa réussite lui permettra de traiter les points de la liste beaucoup plus rapidement. L’échange est principalement mental. Le contrat pour un travail sur la dimension émotionnelle n’a pas encore été accepté par Franck.

Franck accepte. Le contrat verbal est conclu.

Le reste de l’heure est consacré à différents travaux corporels et émotionnels.

Petit à petit un bien être visible apparaît chez Franck. Il se détend, sourit, son niveau d’énergie augmente, il rit.

Cet état émotionnel positif permet à Franck de renouer avec un sentiment de confiance dans le bon déroulement du projet, d’éprouver à nouveau une bonne estime de lui même et de ressentir sa perfection.

Il prend l’initiative de revenir à la liste en affirmant qu’il a une réponse à chaque point et qu’il ne comprend pas comment il a pu oublier les réponses déjà obtenues, y compris celle qui lui a été transmise la veille. Il n’a plus de déficit quant à son estime de lui-même, il ressent sa valeur. Tout obstacle a disparu.  Il peut donc être transparent et sincère sur sa conduite passée.

Jacques lui demande s’il doit lui consacrer du temps pour examiner la liste avec lui comme il en avait pris l’engagement. Franck répond que ce n’est plus nécessaire. Abandon par Jacques de la dimension émotionnelle et retour à la dimension rationnelle.

Jacques lui demande de lui indiquer les réponses qu’il a maintenant à 3 des interrogations de la liste prises au hasard. Les réponses de Franck sont toutes satisfaisantes. Exploration, validation du caractère satisfaisant du fonctionnement de Franck dans la dimension rationnelle et opérationnelle.

Franck prend conscience que l’inversion de sa situation émotionnelle lui permet à nouveau d’être plein d’énergie, d’avoir accès à toutes ses compétences, connaissances et à sa créativité et de vivre un sentiment de bien être. L’objectif de prise de conscience chez Franck de l’interdépendance des dimensions émotionnelle et opérationnelle pour qu’il vive un sentiment d’unité lui permettant de pleinement se réaliser dans le bien être est atteint. Il a de plus vécu une expérience corporelle et émotionnelle des techniques pour passer d’un mal être à un bien être.

Jacques propose à Franck de déjeuner avec lui pour lui apporter les connaissances qui expliquent pourquoi il était en situation limitante quand il éprouvait de l’inquiétude et pourquoi ces limites ont disparu quand il a retrouvé un état émotionnel de bien être.

Au cours du déjeuner, Franck dit à Jacques qu’il ressent à nouveau des inquiétudes relatives à la liste qu’il avait établi et pourtant il sait maintenant qu’il a toutes les réponses et demande à Jacques comment il peut gérer ça ? Franck a développé une conscience de ses émotions là ou il y avait un refoulement ou une négation de celles-ci et cette nouvelle capacité perdure. Il cherche à développer cette nouvelle perfection car il a expérimenté sa plus value.

Jacques lui indique le caractère normal du retour des inquiétudes, pourquoi elle reviennent et comment s’en défaire.

À l’issue du déjeuner, Franck et Jacques ont rendez-vous successivement avec deux collaborateurs du groupe appartenant à l’équipe projet.

Au cours du premier entretien, Franck observe les émotions négatives du collaborateur et reconnaît chez lui les blocages dont il a pu prendre conscience en lui le matin. Au terme du rendez-vous, il confie à Jacques ses observations et fait le lien avec la manière dont Jacques a géré l’entretien. Franck en peu de temps a développé son intelligence émotionnelle. Celle-ci vient compléter son intelligence rationnelle. Franck se développe.

Le deuxième rendez-vous permet à Franck d’observer le comportement d’un collaborateur qui vit des émotions positives durant tout l’entretien alors que l’entretien porte sur une problématique de changement impliquant le collaborateur. Pour la seconde fois, il fait le lien entre l’état émotionnel de la personne et son impact sur la qualité de l’entretien et sa productivité et perçoit la gestion différente de l’entretien par Jacques. Quelque temps plus tard, il conduira seul les entretiens, à la grande satisfaction de son supérieur hiérarchique.

Quelques jours plus tard,  Franck confie à Jacques que l’intelligence émotionnelle dont il a fait l’apprentissage fonctionne également dans les relations avec sa femme et que cela lui facilite sa vie au travail. Franck acquière de l’autonomie et des succès.